Réécriture : La Colère des Justes (pathfinder) -partie 2-

Nous voici de retour au pays des démons, à savoir la Plaie du monde. Lors du premier article de cette série, je vous ai montré une façon d’utiliser le background des entités de ce monde pour faire en sorte que cette campagne trop lisse devienne délicieusement rugueuse. A tel point d’ailleurs que l’appeler la Colère des Justes ne fait plus vraiment sens : pour ma part j’ai renommé alors la campagne « Fight Fire With Fire ». Aujourd’hui, nous allons  voir en détail ce que ce changement induit sur l’aventure que vont vivre les PJ.

Aussi, pour préserver la structure de campagne si typique à Pathfinder –les adventure path en six volumes-, cette révision se fera en six actes, chacun correspondant à un tome de la publication originale.

Acte 1

La quasi-totalité du premier acte peut se jouer comme il est prévu dans la campagne originale, même si j’aurais tendance à rajouter des possibilités de régler les situations risquées autrement que par le combat. Il faut avouer que les adventure path sont depuis toujours principalement axée sur le combat, laissant le soin au MJ désireux de proposer des voies alternatives de les imaginer lui-même. Toutefois, jouer ce premier acte de façon entièrement belliqueuse n’est pas un problème, car il demeure le même jusqu’au dernier instant du combat final concluant ce premier volet. En effet, ici le fragment de pierre de garde est déjà corrompu, pas besoin d’utiliser pour cela un cristal Nahyndrien, qui ici sert de catalyseur pour que la corruption se propage aux autres pierres de garde.

Une fois arrivé à la défaite de Jeslyn, qui aura défendu le fragment de pierre de garde jusqu’à son dernier souffle, faites en sorte qu’Areelu Vorlesh apparaisse en personne pour empêcher les PJ d’utiliser le sceptre d’annulation. Impériale, provocante, condescendante, Vorlesh est si puissante qu’elle n’aura aucun mal à maîtriser les aventuriers, et insistez bien en montrant qu’elle y parvient… Ou est sur le point d’y parvenir quand elle rate inexplicablement son dernier coup, celui qui devait maîtriser le dernier PJ en train de charger sur le fragment avec le sceptre d’annulation. Vorlesh n’en croit pas ses yeux, ça ne devait pas arriver. Mieux : ça ne pouvait pas arriver ! Pas sans un sérieux coup de pouce du « destin », ou plutôt des abysses, qui ont profité que Vorlesh ne soit pas encore totalement sous le contrôle de l’infection infernale pour la faire échouer au dernier moment.

Alors comme dans la campagne originale, le fragment de la pierre de garde explose, entraînant une réaction en chaîne qui déclenche l’explosion du reste du réseau. Cela affaibli les forces démoniaques amassées à la frontière… Mais ce qui se passe à Kénabrès est différent : la pierre de garde qui explose est corrompue, et c’est donc de l’énergie abyssale qu’elle relâche, une énergie qui va investir tous les êtres se trouvant dans la ville… Dont les PJ. Les mortels se changent alors en demi-fiélons, les démons inférieurs sont terrassés par une overdose d’énergie abyssale, et les démons les plus puissants comme Vorlesh ont beau ne pas succomber, ils sont terriblement affaiblis et se mettent à vomir une substance noirâtre hautement toxique : la manifestation physique de l’énergie abyssale.

Areelu Vorlesh est forcée de fuir devant les PJ, qui ont alors d’autres soucis à régler : si les démons restant à Kénabrès ont presque tous été terrassés par la vague d’énergie, les habitants se sont tous changé en demi-fiélons, et en comprenant pas ce qui se passe, se sont mis à s’entretuer, persuadés que leur plus proches alliés venaient de se faire corrompre par les force démoniaques. Seuls les PJ peuvent empêcher le massacre, car ils se rendent bien vite compte que si leur corps a changé, leur esprit n’a pas été affecté par l’énergie abyssale : ils restent maître d’eux-mêmes, et peuvent se servir de ce savoir pour calmer l’hystérie ambiante. Du moins si tel est leur désir…

 

Acte 2

Les PJ et les habitants de Kénabrès se rendent compte qu’une immense armée est sur le point d’entamer le siège de la ville : il s’agit des forces armées de la cinquième croisade, menées par la reine Galfrey du Mendev. Les PJ et les dirigeants survivants de Kénabrès sont conviés de façon « musclée » à un entretien avec l’état-major de l’armée, présidé par la reine. Il apparaît bien vite qu’avoir été transformé en demi-fiélon est un véritable crime pour la plupart des généraux, et qu’ils désirent ordonner la purge pure et simple de Kénabrès, afin d’éliminer la « menace intérieure » que font peser ces nouveaux demi-fiélon.

Mais la reine Galfrey, consciente que le destin des habitants de Kénabrès aurait pu être le sien et celui de son armée, se sent redevable envers les PJ. Elle propose une solution permettant d’éviter le massacre : les demi-fiélons seront envoyés dans la Plaie du Monde afin d’infiltrer les rangs démoniaque, et les affaiblir de l’intérieur. Et s’ils peuvent retrouver la bannière de l’épée du courage et la rendre aux croisé, ce serait bien la là preuve que ni les PJ ni les autres survivant de Kénabrés ne sont corrompu, même si leur apparence est désormais démoniaque.

Cette solution satisfait la majorité de l’état-major, persuadés que le problème se réglera alors de lui-même dans la Plaie du Monde d’une manière ou d’une autre –pour eux, le meilleur des cas serait que les PJ et le reste des habitants de Kénabrés ne survivent pas à ce voyage-.

Pour les PJ, il s’agit à la fois d’une punition et d’une aubaine : les voilà libres de déambuler dans la Plaie du Monde, et de s’y tailler une réputation. A eux de voir ce qu’ils comptent faire : infiltrer comme il leur a été conseillé les rangs démoniaques ? Rejoindre véritablement ces armées et changer de camps ? Prouver à tous qu’ils restent des champions du Bien en formant une armée de « rebuts » démoniaques affrontant les forces de Deskari et Baphomet ? Trouver un domaine ou vire/survivre et le défendre ? A eux de voir !

Toujours est’il qu’avant de les bannir, la reine Galfrey aura envoyé aux PJ un émissaire qui leur aura fourni une marche à suivre pour se faire approcher par un « bienfaiteur démoniaque » et avoir ainsi une occasion d’infiltrer les rangs ennemis. Il s’agit de plusieurs cas épineux à résoudre, impactant aussi bien l’effort de guerre des croisés que celui des démons. Galfrey espère ainsi faire d’une pierre deux coups, même si elle craint que pour l’infiltration soit un succès, les PJ doivent véritablement saboter une opération bénéfique pour les croisés…

Cet acte est donc assez libre, et suit les envies des PJ… Et leur soumet de grandes tentations, car les pouvoirs conférés par le statut de demi-fiélon sont puissants, mais ils se renforcent encore plus quand le PJ agit de façon à la fois chaotique et mauvaise, le transformant peu à peu en véritable démon… Et ne faudrait’il pas un pouvoir comme celui-là, s’ils désirent véritablement fermer la Plaie du monde ?

L’acte 2, quel que soit la façon dont les PJ l’ont vécu, doit se terminer à Drézen, lors d’une assemblée entre les dirigeants démoniaque de la Plaie du Monde visant à unifier les armées sous un même commandement. Selon ce qu’ils ont vécu, c’est l’occasion pour les PJ de se remettre en question et de découvrir des anomalies, comme le comportement des démons qui devient de plus en plus prévisible et s’éloigne de la notion chaos –cette tentative d’unification en est bien une preuve-.

Selon ce que décident les PJ au final, voici quelques-unes de leurs possibilités :

-S’infiltrer dans la citadelle de Drézen pour voler la bannière du courage et la rapporter à l’armée du Mendev.

-Suivre les ordres d’un des leaders de l’armée conjointe de Deskari et Baphomet et massacrer les forces alliées de la citadelle en ne se faisant pas repérer, pour que la faute rejaillisse sur les démons qui n’ont pas rejoint leur coalition.

-Lancer un assaut sur Drézen dans l’espoir de couper la tête de l’invasion démoniaque.

-Nouer de nouvelles alliances et trahir son protecteur démoniaque actuel pour un autre, ce qui nécessitera un « acte de foi » de la part des PJ.

Quelle que soit leur décision, assurez-vous de leur offrir un fin d’acte épique !

A noter pour finir que si les mortels ont tourné le dos aux PJ et aux autres demi-fiélons involontaire, ce n’est pas le cas des dieux du Bien –ou neutre-, qui continuent à les soutenir tant que les PJ ne cèdent pas aux sirènes du mal. Mais des PJ trop zélés à l’idée de parfaire leur couverture -en commettant pour cela des actes abominables calculés- pourraient bien se retrouver rejetées par la divinité qu’ils adorent…

Voilà, c’est tout pour cette fois. Le prochain article de cette série sera le dernier traitera des 4 derniers actes de la campagne.

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