Prévoir un parapluie en fonte…

mainssurclavier

Ah, l’introduction d’un blog… Son premier article… Sa profession de foi pourrait-on dire, même… Voilà qui constitue un premier moment décisif : accrocher le lecteur, le fidéliser, lui assurer qu’il ne perdra pas son temps en parcourant les petits –ou pas- billets que vous publierez tout au long de l’existence de ce nano-bout d’internet…

Alors comme le disait un certain Docteur, allons-y Allonso, et mettons les pieds dans le plat : le titre de ce blog, me dit-on dans l’oreillette, est assez évocateur du thème que je vais y traiter de manière quasi-exclusive : le jeu de rôle –Ah, perte de 90% de l’audimat-. À proprement parler, le jeu de rôle n’est pas ma passion, mais plutôt une des manières que j’ai de vivre ma vraie passion : la –bonne- narration, sous toutes ses formes.

En cela, je suis sans doute un parfait représentant de l’espèce humaine : je n’ai jamais croisé un seul d’entre nous, quelles que soient ses origines, sa culture, ses idéaux politiques ou ses croyances religieuses qui m’ait un jour affirmé ne pas aimer une bonne histoire. Certains peuvent détester une catégorie de fiction, voir toute narration fictive, ou bien éprouver –à grand tort je dirais vu à quel point elle peut se révéler passionnante !- un certain rejet de notre Histoire à tous, mais éprouver une sainte horreur pour toutes les façons dont la Narration existe dans notre monde est extrêmement difficile, voire impossible.

Le concepteur de jeux John Wick écrivait que nous, les humains, sommes une race de conteurs, et j’aurais tendance à abonder dans son sens : que serions-nous, sans histoires ? Que nous racontions à nos proches notre journée une fois celle–ci terminée, que nous regardions le soir venu un épisode de GoT ou de NCIS, que nous lisions un bon livre, que nous racontions au coin du feu une histoire à se faire dresser les cheveux sur la tête ou que nous couchions sur le papier une histoire de notre invention, la narration est une part fondamentale de nos vies. C’est elle qui nous permet de nous souvenir, c’est elle qui nous permet de bâtir nos espoirs. La narration, et donc l’histoire, sont au cœur de nos existences, qu’on le veuille ou non.

Et c’est donc là que j’en reviens au jeu de rôle, ou JDR pour les connaisseurs. Je pourrais vous en donner une définition classique, mais ils sont nombreux à l’avoir fait avant moi, et l’ont fort bien fait d’ailleurs, ce qui ne me donne guère l’envie d’écrire quelque chose de plus médiocre qu’eux. Mais Maxime Chattam –un écrivain connu, il a donc forcément raison^^- en explique les grands principes dans une très belle vidéo, et je vous invite donc à interroger votre moteur de recherche. Et de mon côté, je vais tenter une approche un poil –juste un poil- moins académique pour tenter de vous pousser à essayer ce loisir formidable, si ce n’est déjà fait.

Si comme moi et une certaine proportion de personnes, vous êtes « sérievore » une fois votre journée de dur labeur achevée, vous passez la fin de soirée à regarder un ou plusieurs épisodes de la série télévisée du moment qui a obtenu vos faveurs. Eh bien, faire du jeu de rôle, c’est une fois par semaine –ou plus, comme pour les gourmands comme moi- non pas regarder une série à la télé, mais incarner votre héro favori dans l’une d’elle. Tout y est : les protagonistes sont incarnés par vous et vos amis –les autres joueurs à la table- tandis que la réalisation, le jeu des personnages mineurs et le scénario reviennent à une espèce de réalisateur qu’on appelle le maître de jeu, le MJ.

Pour une fois vous êtes acteur, et non pas spectateur, et quel acteur ! Ici, pas de réplique à apprendre, mais des répliques à inventer sur le coup pour orienter l’histoire dans telle ou telle direction –si comme moi vous avez déjà éprouvé l’envie de mettre des baffes à certains héros de séries/films qui foncent droit dans un piège indiqué par un néon clignotant, vous apprécierez forcément l’expérience-, faire évoluer les relations entre les personnages et vivre des scènes mémorables. Comme dans une bonne série. C’est là l’essentiel du jeu de rôle.

Mais qui dit jeu dit règle, et on aborde un point sur lesquels les rôlistes –les pratiquants du jeu de rôle- sont parfois en désaccord, car pour moi les règles ont un rôle important : elles permettent de simuler le résultat des actions entreprises par les acteurs/joueurs. Pour simplifier, un joueur peut déclarer que son personnage peut entreprendre n’importe quelle action. C’est son droit le plus strict. Mais il n’est pas dit que son action doit forcément réussir. C’est là que les règles entre en action, elles permettent de déterminer de façon plus ou moins –mais quand même plus- impartiale si une action réussit ou non. La dite action ayant une probabilité plus ou moins grande de réussir, on utilise généralement des dés –de différentes sortes, il y à bien d‘autres types de dés que des dés à six faces- pour déterminer le résultat de l’action.

Voilà pour les grandes lignes qui, je l’espère, vous auront donné envie d’essayer pour ceux qui, ne connaissant pas ce loisir, auront pris la peine de lire jusqu’ici. Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je vois que ce billet commence déjà à être long, trop long, tout du moins pour une introduction, alors je vais juste terminer en expliquant rapidement à quoi vous attendre pour les prochains articles qui seront publiés :

La plupart seront évidemment consacrés au jeu de rôle, et ce sous diverses manières :

-je parlerai de ma propre pratique  qui, c’est mon souhait,  vous mènera à tenter certaines expériences –à tort- mal vues par certains cercles de rôlistes.

-je publierai aussi des scénarios pour différents jeux, sur lesquels j’apprécierais beaucoup d’avoir des retours et qui pourront vous être utiles si par malheur vous n’avez pas le temps vous-même de préparer une aventure pour vos joueurs.

-je pense aussi aborder de façons théorique les diverses façons d’écrire un scénario, et la manière de s’approprier le scénario de quelqu’un d’autre –comme les scénarios officiels-.

-d’autres projets en gestations qui ne sont pas encore assez avancés pour que j’en parle.

Les articles devraient être assez peu fréquents, 2 ou 3 par mois je suppose, mais ces « livraisons » devraient à chaque fois être assez conséquentes, et vous donner du grain à moudre.

J’espère donc que vous trouverez utile le temps que vous passerez ici à lire mes articles, et qu’ils vous inspireront. Rendez-vous donc au prochain billet !

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