Scénario pour la Méthode du Docteur Chestel : L’homme qui se croyait responsable des fêtes de Noël

Nous voici réuni pour un rendez-vous qui risque de devenir une habitude sur ce blog : le partage d’un scénario ambiance « Fêtes de fin d’année ». Cette fois-ci, c’est pour la Méthode du Docteur Chestel. Alors oui, j’avais promis un deuxième scénario pour ce jeu et… Ce n’est pas celui-là. Il s’agit juste d’un amuse-gueule, un petit bonus de fin d’année. L’autre, si je me tiens à mes deadline pour mes projets « secrets », devrait être publié en janvier.

Mais revenons à ce scénario-ci. Enfin, ce n’est pas vraiment un scénario, mais plutôt une version élaborée des notes que je rédige avant de maîtriser une partie. Oui, je publie un travail différent de ceux que partage d’habitude. Voyez-ça comme une volonté de tester de nouvelles choses, même si le résultat ne me satisfait guère personnellement. Mais voilà, une des -rares- critiques que l’on m’à faite concernant le précédent scénario pour Chestel disait que je m’attardais sur trop de choses sans réelles importances, que je n’avais pas besoin de détailler ci et ça. Soit. J’ai décider de suivre ce retour, à titre d’expérience.

Je l’ai déjà dit mais à titre personnel, je n’aime pas le résultat, mais peut-être que vous, lecteurs, apprécierez plus cette façon de faire que celle employée sur le précédent scénario. Ce sera à vous de me le dire., j’attends vos commentaires avec hâte.

Concernant le scénario de lui-même, il est plutôt simple et classique, parfait pour une petite partie au coin du feu avant de se jeter sur les paquets cadeaux. Son fond reste très sympathique car il mêle deux icônes de la culture populaire -c’est tellement évident que je ne vous ferai pas l’affront de préciser lesquelles^^-. Il ne vous reste plus qu’à le lire pour faire une idée. Allez, go !

 

Version PDF

 

 

L’homme qui se croyait responsable des fêtes de Noël

Un cas pour la Méthode du Docteur Chestel

Ecrit par Jean « Troll Traya » Faiderbe

 

Synopsis : Les soigneurs font face au cas étrange d’un milliardaire excentrique que sa propre famille veut faire interner, suite à des dépenses fastueuses récurrentes pour célébrer Noël. Lui-même se considère comme sain d’esprit et n’ayant aucun problèmes mentaux. Toutefois il enjoint les soigneurs à corriger tout ce qui leur paraitrait relever de la folie. Cependant une fois plongé dans l’intracos, les soigneurs pourraient découvrir que le cas est plus compliqué qu’ils ne l’escomptaient…

Résumé : Les soigneurs sont reçus par un docteur Chestel une nouvelle fois un peu embêté par le caractère inhabituel de la requête qu’il a leur soumettre : s’occuper d’un patient consentant, mais qui a brûlé les étapes de la prise en charge pour directement tester la méthode. En outre, le patient, Charles Winthrop III, craint que suivre une thérapie classique ne donne du grain à moudre à ceux qui voudraient l’évincer de la présidence de son entreprise : ses propres enfants. Et surtout, il se sait sain d’esprit, et ne veux pas perdre des mois ou des années à tenter de le prouver. La méthode du docteur Chestel lui apparait comme la solution qu’il appelait de ses vœux.

Et même s’il est persuadé d’être sain d’esprit, le président de la multinationale Winthrop Corporation autorise les soigneurs à intervenir et guérir son prétendu problème de dépense d’argent inutile à l’approche des fêtes de Noël.  Il faut dire qu’on parle de centaines de millions d’euros dépensés chaque année à cette période pour divers projets de promotion des fêtes de Noël à travers le globe. Ce soutien financier plus que généreux, d’après les dires de ses enfants, met en difficulté son entreprise. Les soigneurs sont bien entendu libre ou non d’accepter cette opération.

Une fois dans l’intracos du patient, les PJs découvrent un univers à priori semblable à la réalité, sauf que des détails étranges apparaissant ci et là font soupçonner qu’il y’à quelque chose de cacher sous la surface… Et c’est bien le cas : aux dernières heures de la journée -assimilées aux derniers mois de l’année-, le patient se volatilise alors que la neige se met à tomber, et que des festivités sont lancées dans tout l’intracos.

Avec un peu de recherches, les soigneurs pourront comprendre que Charles Winthrop III est un milliardaire qui une fois la nuit venue devient un justicier… Social : le Père Noël. Le patient se prend en effet pour le successeur du « vrai père Noël », celui sans qui la fête tomberait petit à petit dans l’indifférence et l’oubli. Aux soigneurs de décider quoi faire de cette information… Mais ils peuvent encore creuser plus, et découvrir la raison pour laquelle le patient pense que cette responsabilité pèse sur ses épaules.

Car une faute lourde pèse sur l’âme de Charles Winthrop III : il y’a plusieurs années de ça, au volant d’une de ses voitures de sport, il a écrasé un homme habillé en père Noël une nuit, un véritable ange gardien pour son quartier, ce que Charles à découvert plus tard après avoir fui les lieux de l’accident. Rongé par le remord, il s’est identifié à sa victime et a décidé de prendre sa relève. C’est ce qui a l’origine de ses dépenses pharaoniques à chaque Noël.

Sommaire :

  1. Dossier du patient
  2. La vérité sur le cas
  3. Une fois dans l’intracos du patient
  4. Conclusions possibles

1)   Dossier du patient

Identité :  Charles Winthrop III

Homme de 59 ans.

Problème : Selon lui, aucun. Selon ses enfants –âgés de 26, 22 et 19 ans-, cela fait des années qu’il est extrêmement dépensier à l’approche de la période de Noël, utilisant la fortune familiale pour financer un trop grand nombre d’associations promouvant l’esprit de Noël de par le monde. Cela aurait sérieusement entamé les finances à la fois de la famille mais aussi celles de l’entreprise.

Date d’apparition des événements : Cette obsession serait apparue il y’à 5 ans, début novembre.

Profession, hobbies, anciens emplois : Président Directeur Général de Winthrop Corporation. Auparavant, il a occupé les postes d’expert-comptable, de directeur de la comptabilité puis de vice-président de l’entreprise. Il avait une passion pour les voitures de luxe et de collection, mais elle a été délaissée par son obsession de l’esprit de Noël qui à finit par occuper son esprit à chaque période de l’année.

Adresse : 58-74 avenue Levallois, Immeuble Winthrop, étage 32.

Description du lieu d’Habitation : Le dernier étage de l’immeuble abritant le siège social de la Winthrop Corporation. Une domotique dernier cri y côtoie un style plutôt vintage à base de plancher et de mur en imitation bois. Le tout donne l’impression de vivre dans un chalet de montagne qui serait équipé d’une technologie dernier cri.

Moyens de transport : Véhicules personnels, mais il voyage surtout en hélicoptère, pour ne pas avoir, je cite «à perdre du temps sur des routes encombrées ». Il dispose aussi d’un Jet privé.

Situation familiale et sociale :

Le père, la mère, le conjoint, les enfants.

Position sociale estimée, souhaitée. Relations.

-Est divorcé de Mme Eglantine Jasmin. Le divorce s’est déroulé à l’amiable, et le patient n’a plus connu de relations sérieuse depuis.

-Son mariage lui a donné trois enfants : Daniel -26 ans-, Karine -22 ans- et Léopold -19 ans-.

Les ami(e)s :

-Peu de monde, il semble être très lié avec un employé de l’entreprise, David Laspique qui, bien qu’étant un excellent employé, aurait grimpé les échelons de la hiérarchie à une vitesse défiant tout ce qu’il y eu par le passé dans l’entreprise.

Partie rédigée par le patient :

Opinion :

-Politiques : Comme moi, ils font beaucoup de promesses. Contrairement à moi, ils ne les tiennent pas.

-Sociales : Quoiqu’on en dise, la solidarité n’est pas morte. Je montre l’exemple, mais ils sont encore trop peu à m’emboiter le pas.

-Religieuses : Catholique, même si cela fait longtemps que je ne suis pas entré dans une église.

-Loisirs : J’en avais beaucoup il y’a des années de cela, mais j’ai fini par ne plus ressentir aucune satisfaction en m’y adonnant. Le travail, le bénévolat, voilà les clés du bonheur.

Que pensez-vous de :

-De l’armée et service national : Un travail difficile, j’imagine. Ce que j’aime, c’est leur coordination sans faille. Il faudrait que j’arrive à obtenir le même résultat avec mes propres employés.

-De la police : Je n’avais rien à leur reprocher jusqu’à il y’a peu. Je doute qu’ils soient formés correctement de nos jours : vous vous rendez compte qu’ils ont fait fermer un marché de Noël juste parce qu’ils n’étaient pas certain de pouvoir en assurer la sécurité ? On marche sur la tête !

-De la Justice : Désolé si ma confiance en elle est ébranlée, mais je n’ai toujours pas avalé qu’elle ait accepté de prendre le dépôt de plainte illégitime de mes idiots d’enfants.

-Des journalistes : S’ils traitaient les sujets que je leur soumets au lieu de poser sans cesses les mêmes stupides questions inlassablement, ils feraient quelque chose d’utile pour une fois.

-Des fichiers informatiques : Utiles, bien entendu, mais ils manquent d’un peu de chaleur humaine, vous ne trouvez pas ?

-De la criminalité : Vous vous rendez-compte qu’on note un taux plus élevé durant la période de Noël ? Heureusement, cette recrudescence n’a jamais entamé l’espoir qui émane de cette période tant attendue chaque année.

-De la violence : Je ne la supporte plus. Au moins durant les fêtes, elle est moins présente à la télévision.

-Des systèmes de sécurité : Indispensable, mais il n’en demeure pas moi qu’en avoir tellement besoin est un vrai gâchis.

-De la science et des scientifiques : On leur demande d’innover et ils le font.  Tout le monde ne peut pas en dire autant, alors ils sont dignes de respect.

-Du Surnaturel : Il y’à quelques temps, je suis arrivé à un âge ou j’avais envie de croire qu’il y’avait un peu de magie dans ce monde. Maintenant ? J’en suis persuadé. J’ai juste compris que je ne regardais pas au bon endroit avant.

-De l’horoscope : Ma petite tranche de rire quotidienne du matin.

A quelle époque situez-vous l’âge d’or ?

Je n’en ai aucune idée. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’agit pas de la période actuelle.

 

L’aventure des soigneurs :

 

2) La vérité sur le cas

-Charles Winthrop III a effectivement un problème que la méthode peut régler, même s’il a occulté son origine et l’a enfoui profondément.

-Le père du patient était un homme aussi riche que tyrannique, et n’a reculé devant rien pour que son fils devienne comme lui. Le patient a donc fait taire sa sensibilité pour ressembler à son géniteur.

-Le patient, ayant des difficultés à assumer les responsabilités des conséquences de ses décisions prises pour le « bien » de l’entreprise, a tenté de se convaincre qu’il n’avait aucune responsabilité lors des délocalisations, des licenciements économiques, et d’autres « peccadilles ». Cela a bien marché un temps…

-… Mais il a écrasé un homme habillé en père Noël un soir de décembre il y’à six ans, avec une de ses voitures de course. Il s’est enfui, mais ne pouvait pas fermer les yeux sur ce qu’il a fait.

-Charles Winthrop III se mit à enquêter sur sa victime, Nicolas Desmoines, qui était un bénévole très apprécié dans son quartier, et qui chaque année se déguisait en père Noël pour donner des cadeaux à des enfants de familles défavorisées. C’est là que toute la culpabilité refoulée du patient ressurgie : elle est dévastatrice, et sous le choc, le patient oublie l’accident dont il est responsable.

-Dans son inconscient par contre, le patient mélange toutes les raisons qu’il a de se sentir coupable pour en créer une fantaisiste : il a tué le père Noël.

-S’ensuit  donc ces périodes ou sans comprendre pourquoi, le patient se sent obligé de perpétuer l’esprit de Noël par tous les moyens possibles. Il finit par trouver ça naturel, et ne creuse pas plus car inconsciemment il sait que cela ferait encore ressortir sa culpabilité.

-Le patient est donc bien souffrant, et affiche un comportement qui met en danger son entreprise… Mais d’un autre côté cette aliénation à fait de lui un homme meilleur, et qui s’accepterait beaucoup plus facilement. Si les soigneurs arrivent à découvrir tout ça, que décideront ’ils de faire ? Entre guérir complétement le patient, ou juste le pousser à être plus raisonnable pour ne pas mettre sa société dans le rouge, il y’à un grand nombre de conclusions possible, sans compter qu’ils peuvent réussir à le convaincre de se rendre à la police pour avouer son implication dans la mort tragique de David Desmoines.

 

3) Une fois dans l’intracos du patient

-les PJs arrivent dans l’intracos dans un centre d’affaires urbain : ils sont entourés de nombreux gratte-ciels aux grandes baies vitrées, les passants sont pour l’essentiel des hommes et des femmes d’affaires aux tenues impeccables et aux expressions faussement cordiales. On est en début de matinée et le soleil est éclatant et diffuse une douce chaleur. On ne voit aucun signe de pauvreté dans les environs.

-Si le temps reste stable jusqu’à la mi-journée, il commence à se gâter progressivement par la suite : des nuages envahissent le ciel vers les 14 heures, une fine pluie éclate vers 16 heures, devient torrentielle vers 18h00, etc… En même temps, les rues se vident de plus en plus des business(wo)men pour accueillir une nouvelle population beaucoup plus pauvre, limite indigente. Ces derniers sont misérables, mais pas hostiles. On ressent de la pitié et de la compassion en restant près d’eux, et un peu de culpabilité.

-Tout type de véhicules contemporains sillonne les routes, sauf des voitures de sports qui sont complétement absentes.

-Le patient est sensé se trouver toute la journée dans les locaux du plus grand gratte-ciel du centre d’affaire : la tour Winthrop, siège social de la Winthrop Corporation. D’après sa secrétaire, il ne quitte jamais son bureau personnel, car il a sans cesse de nouvelles urgences à traité. Et effectivement, il s’y trouve la plupart du temps. Le reste de la journée ? Il est introuvable, et pourtant on ne l’a pas vu sortir du bureau, c’est certain…

-Dans la tour on peut croiser de nombreux employés, des cadres, et des proches du patient. Tous font leur travail de façon consciencieuse, automatique, mécanique. Si  jamais un événement quelconque met en péril une partie de cette routine, l’employé qui a fauté se fait fusiller du regard par ses collègues qui ne feront rien pour lui venir en aide. Il s’agit clairement d’une ambiance du style « chacun pour soi ».

-On peut croiser les versions issues de l’intracos des enfants du patient. Bien qu’ils soient plus caricatural que leur pendant du monde réel, le patient à globalement une vision d’eux proche de la réalité. Daniel est un maniaque du travail bien fait et semble obsédé par les profits. Karine est une peintre de talent dont le message de ses œuvres abstraites échappe complètement à son père, aussi dans l’intracos les peintures sont encore plus chaotiques et sans aucun sens. Karine dépense aussi sans compter pour son propre confort personnel. Léopold se fait complètement dominer par ses aînés et ressemble plus à une carpette qu’à un membre éminent de l’entreprise.

-Plusieurs courtes fois dans la journée, et toute la nuit une fois qu’elle est tombée, le patient quitte son bureau via un ascenseur secret se trouvant derrière une bibliothèque que l’on fait pivoter en appuyant sur quelques touches précises d’un piano se trouvant juste devant.

-L’ascenseur mène à la Noëlcave qui se trouve sous la tour qui comporte deux niveaux. Dans le premier, des lutins sont occupés à confectionner toutes sortes de cadeaux –et pas que des jouets.- dans la joie et la bonne humeur en consommant toutes sortes de friandises. Il y’a aussi la garde-robe du patient qui lui permet de se changer en père Noël, l’enclos des rennes et une piste souterraine permettant au traineau tirés par les rennes volant de s’envoler dans le ciel nocturne. Cette sortie est dissimulée par une petite chute d’eau. Le deuxième niveau est plus difficile d’accès, et seul le patient est autorisé à s’y rendre –il faudra  se montrer très discret ou ingénieux pour y aller-. Il s’y trouve la salle des souvenirs et des trophées du patient : on y trouve pêle-mêle une pièce en chocolat géante, un T-rex construit en lego, et surtout deux choses très importantes : un pommier garni de nombreuses pommes, juste à côté d‘un portrait géant d’un vieil homme habillé en père Noël qui le patient fixe d’innombrables fois avec tristesse. Ces deux éléments symbolisent la culpabilité du patient envers le piéton qu’il a écrasé il y’à des années. Un dernier élément à trouver serait une voiture de sport remisée dans un  coin, sous une bâche. Le capot est peu défoncé et le pare-brise brisé. Il s’agit du véhicule qui a tué Nicolas Desmoines. Symbole de sa plus grande honte, la voiture est laissée dans coin non éclairé de la grotte.

-Le deuxième niveau de la cave contient aussi un ordinateur très avancé qui compile les données sur les gens qui n’ont pas été sage et n’auront donc pas de cadeau cette année. D’après le dossier ces gens sont de toutes classes sociales et leur crime est d’avoir été insensible au malheur des autres en cette période de fin d’année. Un élément très intriguant est que tous, sans exception, ont une voiture de sport de luxe en tant que véhicule… En y important une photo du gigantesque portait se trouvant près du pommier, l’ordinateur l’analysera et identifiera le vieil homme comme Nicolas Desmoines, décédé il y’à six ans quelques jours avant Noël, écrasé par une voiture qui a pris la fuite, vraisemblablement une voiture de sport. Le dossier indique aussi quelque chose de surprenant : Nicolas Desmoines était le précédent père Noël, celui à qui à succéder le patient.

-Une fois 23 heures sonnées, le patient a enfilé son costume de père Noël, et file avec son traîneau volant distribué des cadeaux à travers le monde. Il sera revenu avant minuit.

-Au dehors de la tour, dès 19 heure, la neige commence à tomber, et bientôt un manteau blanc recouvre les rues. Des guirlandes lumineuses sont installées par les habitants des divers foyers, et une ambiance de Noël animent des rues qui se vident de plus en plus, car à minuit plus personne ne traînera dans les rues.

-le lendemain la journée se passe de la même façon, chaque symbolisant une année s’écoulant.

 

4) Conclusions possibles

La marge d’action des soigneurs est assez importante ici, car tout dépends de deux grosses variables : les problèmes qu’ils parviennent ou non à découvrir, et lesquels ils considèrent comme des problèmes à régler. Après tout, d’un certain point de vue, la culpabilité du patient à fait de lui un homme meilleur, même si aujourd’hui cela atteint des proportions trop extrêmes.

Voici quelques exemples de comment les choses peuvent évoluer :

Des soigneurs extrêmement soigneux pourraient le guérir de sa culpabilité tout en préservant sa nouvelle personnalité d’homme  soucieux des laissés pour compte. C’est la solution la plus optimale, mais aussi la plus difficile à concrétiser. Charles continuera de soutenir l’esprit de Noël au travers de divers dons et autres organisations de manifestations. Ses enfants ne parviendront pas à lui faire perdre le contrôle de l’entreprise.

Soigner uniquement la culpabilité du patient le fera régresser au stade antérieur à la mort de Nicolas Desmoines. Charles redevient un financier sans scrupules, à la grande joie de la plupart de ses enfants – sauf Karine, qui espérait mettre la main sur une partie de la fortune de son père pour ne plus à devoir dépendre de lui-.

Pousser le patient à croire que l’esprit de Noël sera préservé même sans son intervention le fera renoncer à toutes les dépenses fastueuses qu’il effectuait chaque fin d’années lors des fêtes. Mais la mort de Nicolas Desmoines reviendra  hanter Charles, ce qui se soldera par une dépression, voir un suicide si les PJs ont malencontreusement renforcé sa culpabilité.

Les PJs peuvent aussi réussir à changer la perception que le patient à de ses enfants. Ils auront alors plus d’influence sur lui, et finiront  à court terme par le pousser à réduire les dons effectués lors de la période de Noël, puis il acceptera de démissionner au profit de Daniel, qui s’empressera de stopper net toutes donations aux œuvres de charité, et autres manifestations célébrant Noël.

Il ne s’agit là que de quelques pistes possibles concernant la résolution de ce scénario, nul doute que vos PJs parviendront à mixer une partie de solutions, voire d’en trouver d’autres. Ces exemples de conclusions sont juste là pour vous aider à concevoir celle vers la laquelle se dirigeront vos joueurs.

 

Licence Creative Commons
L’homme qui se croyait responsable des fêtes de Noël de Jean « Troll Traya » Faiderbe est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

 

La Méthode du Docteur Chestel est un jeu de rôle de Daniel Danjean

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s